La science ouverte s’inscrit aujourd’hui dans un contexte international marqué par une double exigence : celle d’une circulation plus libre et plus rapide des connaissances, et celle d’une recherche plus transparente, plus cumulative et plus accessible à l’ensemble de la société. À l’échelle mondiale, les politiques scientifiques convergent vers l’idée que les résultats issus de financements publics doivent être rendus disponibles au plus grand nombre, afin de renforcer l’efficacité de la recherche, la confiance des citoyens et la capacité collective à répondre aux grands défis contemporains.
En France, cette orientation se traduit par une politique publique structurée, initiée avec le Plan national pour la science ouverte dès 2018 et renforcée par un second plan visant à généraliser l’accès ouvert aux publications, aux données et aux codes sources. Cette stratégie nationale entend construire un écosystème scientifique plus transparent, plus reproductible et plus utile à la société, tout en renforçant l’intégrité scientifique et la confiance citoyenne.
Au-delà des enjeux techniques d’accès aux publications ou de gestion des données, la science ouverte constitue un enjeu démocratique, économique et éthique. Elle permet de réduire les barrières d’accès au savoir, d’éviter les duplications de recherche, de favoriser l’innovation et de soutenir l’élaboration de politiques publiques fondées sur des connaissances robustes. Elle contribue également à rapprocher les mondes académique et social, en ouvrant les processus de recherche à de nouveaux acteurs, y compris les citoyens et les territoires.
Dans ce contexte, les universités ont un rôle stratégique à jouer. En tant que lieux de production, de transmission et de diffusion des savoirs, elles sont au cœur de la transition vers des pratiques scientifiques plus ouvertes et responsables. La charte de science ouverte de l’Université de Montpellier Paul-Valéry rappelle ainsi l’objectif de rendre les publications et les données « aussi ouvertes que possible, aussi fermées que nécessaire », afin d’accélérer l’accès aux connaissances et de renforcer leur dimension démocratique.
Mobiliser les ressources scientifiques, pédagogiques et techniques de l’université autour de ces enjeux constitue donc une nécessité. Il s’agit à la fois de soutenir les communautés de recherche dans leurs pratiques d’ouverture, de développer des infrastructures et des compétences adaptées, et de contribuer à une diffusion élargie des savoirs vers la société. Dans un contexte de transformations rapides des systèmes scientifiques et informationnels, la science ouverte apparaît ainsi comme un levier central pour garantir la qualité, la pertinence et l’impact des recherches menées au sein de notre établissement.
Dernière mise à jour : 02/03/2026

